Le 31/01/2026 à 09:38:30
Voilà, à force, l'humanité a fini par se détruire en 2027 dans une série d'explosions nucléaires. Notre héros, Donovan, que nous suivons depuis le début, a été sauvé de la noyade par Kane et les tritons antiques. La quête peut alors commencer : retrouver Lou, l'héroïne, à travers de nombreux flash-backs la concernant, notamment sur son enfance lorsqu’elle a été enlevée par Wolfgang Feiersinger. À ce stade de cette longue série à rallonge, on peut se demander ce que viennent faire les mégalodons — ces monstres marins que l’on croyait disparus, mais qui semblent toujours présents, notamment dans les abysses de nos océans. La réponse est simple : on ne les voit plus parce que le récit a évolué vers un autre plan scénaristique. Christophe Bec, en tant que scénariste, est connu pour son style sombre et atmosphérique, qui contribue à renforcer l’ambiance mystérieuse et parfois oppressante de la série. Encore une fois, la couverture est d'une beauté saisissante. Il faut dire que le trait d’Ennio Buffi, qui a pris le relais depuis le tome 6, est remarquable. Il a considérablement progressé, notamment dans la précision et la finesse du dessin. Pour revenir au récit lui-même, j’ai l’impression d’assister à un tome de transition, où peu d’événements majeurs se produisent, si ce n’est une rétrospective sur le passé, comme une sorte de résumé. Cela reste néanmoins agréable à lire. Cependant, il serait peut-être temps de conclure cette série qui, si prometteuse à ses débuts, semble aujourd’hui tourner en rond. Cette série a été bien accueillie par les amateurs de BD de science-fiction, notamment pour sa narration fluide, ses personnages bien développés et ses visuels impressionnants. Elle restera comme une œuvre marquante des années 2000, mais il serait souhaitable qu’elle trouve une fin à la hauteur de ses débuts pour laisser une trace durable dans l’univers de la bande dessinée.BDGest 2014 - Tous droits réservés