Résumé: L'entreprise Monkey Meat a fait fortune et continue de prospérer en vendant des conserves de viande de singe. Sa puissance capitaliste est devenue tellement démentielle, que ses dirigeants possèdent un pays entier. Dans cette nation insulaire, l'entreprise (fondée par le mystérieux ) poursuit des expérimentations scientifiques à la limite du surnaturel. Bienvenue sur l'île de Monkey Meat d'où on ne ressort pas indemne.L'univers de Juni Ba ne laissera personne indifférent. L'auteur, scénariste et dessinateur sénégalais propose une hybridation survoltée entre comics, mangas et des influences artistiques qui sortent même du domaine de la bd pour aller vers l'art contemporain. Il met ici son style au service d'une charge grinçante et sans pitié envers l'ultralibéralisme et la société de consommation dans ce qu'elle a de pire.
J’ai feuilleté l’album en médiathèque, trouvé le dessin de Juni Ba plutôt agréable et décidé de l’emprunter. Au final, il n’y avait bien que le dessin qui soit bon, car en ce qui concerne le scénario c’est du grand n’importe quoi (Monkey Meat 2022, #1-5).
J’ai vaguement compris qu’il y avait une histoire de viande de singe ("monkey meat") et d’âmes liquéfiées ("soul juice") mais le scénario part rapidement dans tous les sens et ressemble essentiellement à un grand affrontement entre robots, monstres et autres esprits pour un stock de boites de conserves. Je note bien quelques influences africaines originales dans le design des personnages mais le scénario reste très faible.
En refermant l’album, je ne suis pas certain d’avoir tout saisi du propos de l’auteur. Et au fond, je ne pense pas qu’il y ait autre chose à y voir qu’un délire sur une usine de viande de singe.