Résumé: 4 histoires dans cet album :1. Conte de fées : Iznogoud rencontre une fée apprentie qui est arrivée par erreur à Bagdad. Élève médiocre à l'école des fées, elle se vante de ses dons à Iznogoud qui décide de les utiliser. 2. Le Miroir au zalouett : Iznogoud entre par un miroir dans un monde inversé dont il espère qu'il pourra lui permettre de prendre le pouvoir. 3. Le lit escamoteur : Confronté à un Calife qui ne fait que dormir, Iznogoud rend visite à un marchand de meubles qui lui propose un lit dépliant qui fait disparaître ceux qui se couchent dessus. 4. Les Minarets magiques : Confrontés à une révolte des lecteurs de la BD d'Iznogoud, les auteurs Goscinny et Tabary se résolvent à laisser une chance à Iznogoud de devenir Calife à la place du Calife. Il s'ensuit un parcours plein de péripéties.
Cet opus des aventures du vizir Iznogoud est constitué de 4 histoires assez inégales :
La première, longue de 16 pages, s’intitule « le tapis magique » et joue à fond la carte orientaliste : un tapis volant permet d’évacuer très loin l’ennemi juré. Au détour d’une planche, on découvrira en clin d’œil le capitaine Haddock. Cette première histoire est, à mon avis, la meilleure du volume.
La deuxième histoire « incognito » (10 pages) est un peu plus décevante car elle ne propose pas la part de magie propre à la série. L’intérêt de ce récit est de montrer le calife se déplacer dans sa ville de Bagdad, déguisé en mendiant, pour apprendre ce que l’on dit de lui.
La troisième aventure, longue de 8 pages, semble avoir été écrite bien avant l’année d’édition de l’album, tant le graphisme des personnages est différent. Elle s’intitule « la chasse au tigre » et ne fait pas du tout intervenir de magie. On est donc bien loin des contes des milles et une nuits. De plus la chasse au tigre devient vite ennuyeuse car les situations sont très répétitives.
Le dernier récit est assez original, « la boîte à souvenir » est en fait un appareil photo qui permet de faire disparaître la personne visée. On est bien dans le ton de la série. Les calembours sont présents avec quelques « lourdeurs » comme Yatata Kadératé.
Au final, un album qui livre deux bonnes histoires et deux autres de moins bonne facture.