L'Équipée du siècle L'équipée du siècle
P
aris, début du XXe siècle. Il est entendu que l’avenir appartient à la voiture. Reste à déterminer quelle source d’énergie la propulsera : le charbon, le pétrole, l’hydrogène ou le gear (générateur d’électricité aérobique récursif), une découverte de Maddie, une inventrice française. Pour départager les technologies, un groupe d’industriels organise un rallye à travers les États-Unis. La jeune femme s’allie à Lewis Carver, champion des cascades à moto. Le duo a fort à faire pour l’emporter face à des concurrents aguerris, endossés par des investisseurs aux poches profondes. Les enjeux sont importants et tous les coups semblent permis.
Dominique Latil signe un scénario linéaire aux accents steampunk où les péripéties s’enchaînent sans réelle boussole. Le lecteur éprouve d’ailleurs du mal à suivre la cadence. Entre le départ et l’arrivée, les chauffards traversent forêts, plaines et désert, puis affrontent le blizzard, sans qu’il soit possible de mesurer leur progression dans le temps et l’espace.
La trame est ponctuée de rapides réflexions sur la misogynie, le capitalisme et le racisme ; cela dit, le bédéphile retient que L’équipée du siècle se veut avant tout une poilade, avec pour seul objectif de divertir.
Romain Sordet, dont le trait lorgne vers le manga, propose une mise en scène inventive : plans variés, vignettes de tous les formats, sans oublier les nombreuses onomatopées, lesquels font résonner le vrombissement des moteurs. Les acteurs tendent à surjouer ; une tonalité attendue dans ce type de projet.
Une lecture légère, visuellement percutante, idéale pour ceux qui aiment les histoires où l'adrénaline compte plus que la destination.
4.0


